L’Histoire


En écrivant cette partie, l’idée n’était pas de choquer, mais de partir d’un constat, hélas douloureux 🙁


C’était lors de l’Eté 2010. Un été comme tous les autres… On peut parler d’hécatombe qui se poursuit sur les chemins de France. Nombreux sont les motards à y perdre la vie.
Les bords de route se mettent d’un côté à fleurir, et de l’autre à se dégarnir. Il faut en effet continuer d’enlever ces arbres qui ne font rien qu’à couper la route des motocyclistes…
Alors que le nombre total de tués sur la route est en déclin, celui des 2 roues prend le chemin inverse. La rumeur parle de l’augmentation des cyclomotoristes sur la route, ainsi que des 125, dont la conduite est encore, à l’époque accessible avec le seul permis B.

Pourtant les chiffres sont éloquents : la catégorie de 2 roues la plus mortellement touchée est celle des grosses cylindrées. Bizarrement le constat est identique du côté des autres véhicules: les voitures à fort coefficient accidentogènes sont les voitures les plus puissantes, et reconnues aussi comme les plus sûres en matières de technologie de sécurité…
Quel paradoxe: plus les voitures sont sûres, plus elles tuent… Côté motard, c’est encore plus effarent. Le permis moto français est des plus exigent d’Europe : à l’issue de son permis, le motard nouveau formé est déjà capable de réaliser un chrono (on est avant la réforme de 2013, qui, hélas, n’a pas changé encore gros chose)… et pourtant il se tue…

 

C’est ainsi que du fond de la province, une voix commençait à se faire entendre. Et si la solution était dans la réduction de la vitesse ? Nonobstant ce postulat, l’auteur de la voix se mis à étudier les statistiques d’accident.
En plus du type de véhicule, il se rendit compte que pour quasi 80% des accidents mortels, cela avait lieu sur les portions de route droites, avec un très bon revêtement, lors de journées chaudes et ensoleillées. Le plus grave étant que les routes concernées ne sont pas les autoroutes, mais bien les nationales et départementales qui jalonnent nos quotidiens.

Les lignes droites, propices aux excès de vitesses se trouvent donc être des coupes gorges. Pour ceux qui font l’excès, mais aussi pour ceux qui les croisent…
l’idée était donc d’éviter au maximum ces grandes routes pour se faufiler sur les portions plus étroites et dont le ruban macadamisé s’étendait à travers champs et forêts en un long serpent sans fin…

Ces routes demandaient par contre une plus grande maîtrise de la machine que celle requise en ligne droite. Cependant, comprenant qu’il n’est pas possible d’éviter les lignes droites indéfiniment, il lui fallait un stratagème pour évoluer en sécurité sur les lignes droites.


Naquit ainsi dans son esprit l’idée d’anti pilote de ligne droite. Puisque les conducteurs se laissent emporter par leurs impressions (de sécurité, de temps perdus, de stress, de plaisir…) il comprit qu’il lui fallait développer une force de caractère afin de passer outre, et de dominer ses pulsions, afin de réussir à maîtriser son allure. Et ça fonctionna.
Restait à maîtriser les problèmes plus techniques des routes sinueuses. Ce qui fut fait avec plus d’aisance, tant la maîtrise de ses pulsion acquises lui permis de subjuguer ses appréhension et ainsi de progresser.
Le concept était né. Bien vite, d’autres personnes prêtèrent attention à cette idée… 


C’est ainsi que sous l’impulsion commune et simultanée de ces fidèles, en l’an de grâce 2011 naquit le groupe Anti Pilote de Ligne Droite 🙂